Grand Hotelsof the World
Grand Hotelsof the World
Arthur Millon
Arthur Millon. Archives Grand Hotels of the World.

Arthur Millon

1852 – 1913

Propriétaire du Meurice à partir de 1905. 1 hôtel de la collection garde sa trace.

Son histoire

Arthur Millon fut l’un des grands entrepreneurs de l’hospitalité parisienne au tournant du XXe siècle. Déjà maître du Café de la Paix et du Grand-Hôtel, il prit le contrôle du Meurice et en fit un palace moderne, capable de rivaliser avec le tout jeune Ritz.

Un magnat de la restauration

Né le 7 mars 1852 à Bernouil, dans l’Yonne, selon les notices de Wikimedia, Millon a laissé peu de traces de ses jeunes années, mais ses affaires sont bien documentées. Il possède le pavillon Ledoyen, dans les jardins des Champs-Élysées, et exploite le restaurant Weber, rue Royale, deux adresses chères au Paris de la Belle Époque. Il obtient ensuite la concession du Café de la Paix, face à l’Opéra, et prend le contrôle du Grand-Hôtel voisin, bâti en 1861-1862 par une société des frères Pereire. Les sources divergent sur la date : le 1er septembre 1897 selon l’une, 1901 selon l’autre.

Au Grand-Hôtel, il modernise avec audace. En 1905, l’entrée principale est déplacée rue Scribe et la cour devient un jardin d’hiver dessiné par l’architecte Henri-Paul Nénot. Il participe aussi à la création de la rue Édouard-VII, voie nouvelle d’immeubles élégants près de la Madeleine. Par ces adresses, son groupe tient quelques-unes des tables et des chambres les plus courues de la capitale.

Réinventer le Meurice

Le Meurice, fondé par Charles-Augustin Meurice et installé rue de Rivoli depuis 1835, avait besoin d’un nouveau souffle pour rivaliser avec le Ritz de la place Vendôme. Une société anonyme possédait l’hôtel depuis 1898 ; Millon, l’un de ses actionnaires puis maître des lieux, fait appel à l’hôtelier suisse Frédéric Schwenter. Selon l’association Historic Hotels of the World, Millon dirige en 1905 la société d’exploitation de l’hôtel et lance, avec Schwenter pour directeur, une rénovation d’environ 8 millions de francs.

L’hôtel absorbe le Métropole voisin, rue de Castiglione, et l’architecte Henri-Paul Nénot reconstruit entièrement les intérieurs derrière les façades protégées, en conservant le style Louis XVI d’origine. Les travaux, commencés en 1905, s’achèvent en 1907. Les clients découvrent des salles de bains, le téléphone, des sonnettes électriques pour appeler le personnel et un ascenseur inspiré de la chaise à porteurs de Marie-Antoinette.

Une empreinte durable

Le nouveau Meurice attire bientôt les têtes couronnées : Alphonse XIII d’Espagne est le premier monarque à y séjourner, et il y résidera plus tard en exil. Millon meurt le 29 septembre 1913 et lègue son empire hôtelier à son fils André. Le groupe reste dans la famille jusqu’à sa vente en 1972, après des querelles de succession. Aujourd’hui, le Café de la Paix, dont le décor intérieur est classé monument historique en 1975, et le Meurice, palace de la Dorchester Collection, portent encore la marque de son ambition.

Sources Wikipedia (EN), “Le Meurice” · Wikipédia (FR), « Le Meurice » · Wikipedia (EN), “Café de la Paix” · Wikipédia (FR), « InterContinental Paris Le Grand » · PSS-Archi, “Hôtel Meurice” · Historic Hotels of the World, “Meurice, Charles-Augustin” · Wikimedia Commons, “Category:Arthur Millon”

Dans les grands hôtels

  1. 1905 : Arthur Millon rachète l’Hotel Meurice avec son associé Henri Wiener.

  2. 1905 : la propriété de l’Hôtel passe à une nouvelle société anonyme, la « Société de l’Hotel Meurice », dirigée par Arthur Millon. Millon détient 27 % des parts. Henri Wiener compte parmi les autres investisseurs importants. Le nouveau directeur est le Suisse Fréderic Schwenter.

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